22.05.2008

" J'EN AI MARRE DE CES PEDES "

 Une plainte pour violence aggravée et homophobie a été déposée mercredi au poste de police de la Comédie contre un pompier qui était de service dans la nuit du 8 au 9 mai dernier.
Tout commence vers une heure du matin, dans une rue perpendiculaire à la place du marché aux fleurs. Deux personnes sortent d’un bar de nuit. L’une d’elle a un peu abusé de la dive bouteille. Un peu trop, si bien qu’elle est à la limite du coma éthylique. Son compagnon téléphone aux pompiers. Un VSAB arrive.031cf5de5519f106d6f12e9e2a72528d.jpg
A son bord un équipage de trois personnes. L’une d’elle lui prend la tension. L’équipage repart en conseillant au compagnon de rappeler la police une heure après afin que son ami soit placé en cellule de dégrisement si son état ne s’était pas amélioré. Un peu plus tard, le client du bar perd connaissance. Son compagnon appelle la police nationale qui lui indique que « le problème n’est pas de leur ressort mais de celui des pompiers ».
Le compagnon téléphone au Samu, mais c’est le premier équipage de sapeurs-pompiers qui arrive. Selon le témoignage du compagnon, les pompiers auraient saisi le plaignant, puis l’auraient jeté au sol à bord de leur véhicule. Le témoin de la scène a souhaité monter dans le VSAB mais a été éconduit et repoussé violemment avant que la portière ne soit refermée. A l’intérieur du VSAB des coups de poings pleuvent sur le visage du jeune homme. Le tout assorti d’une bordée d’injures «<TH>Et là tu ne te réveilles pas, petite pute ? », « T’es pas conscient connard ? ». Un « J’en ai marre des pédés ! » ponctue le départ du véhicule.
Sur la route, la victime reçoit à nouveau des coups de poings et deux coups de pieds alors qu’elle se trouvait toujours au sol de la part d’un des pompiers. Le secouriste redouble de coup jusqu’à ce que son collègue lui demande de se calmer. Trop tard, le passager du VSAB perd connaissance. Au CHRU le médecin légiste relèvera des ecchymoses, des troubles de l’audition et des maux de dos.
Ha oui, la victime n’est pas un quidam hargneux, ni un délinquant notoire. Il s’agit de Jean-Philippe Morel, responsable régional de AIDES.
La sûreté départementale a enclenché une enquête.
Du côté du Codis, où se trouve le bureau du colonel Cassar, le patron des pompiers, c’est silence radio.
Jean-Jacques Sarciat

PLUS DE 6000 MANIFESTANTS DANS LA RUE

" Les retraites, elles sont à nous, on s’est battu pour les gagner on se battra pour les garder…"
Les slogans n’ont pas changé. Toujours les mêmes depuis plusieurs mois. En revanche, la colère s’amplifie. La mobilisation s’intensifie pour la défense des retraites.
Plus de 9000 manifestants (selon les syndicats, 6000 selon la police) ont défilé, ce jeudi après-midi, sur le boulevard du jeu de Paume et sur la place de la Comédie à Montpellier. La SNCF, la Tam, EDF-GDF, IBM, chercheurs, hôpitaux, privé et public, tous les secteurs d’activité étaient représentés.
Ils protestaient contre l’allongement de la durée des retraites dans le cadre du mouvement de grève national. Un seul objectif pour tous les syndicats réunis: « conduire le gouvernement à revoir son projet de réforme des retraites », expliquent des manifestants.
Dans les rangs plutôt bien garnis, des responsables syndicaux et des élus communistes (Michel Passet, François Liberti…) agitaient les drapeaux.
Une répétition pour les enseignants et les étudiants qui manifesteront samedi après-midi contre les suppressions de postes dans l’Education Nationale.

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Nicolas Guyonnet

REMPLISSEZ VOTRE FEUILLE D'IMPOTS AU POLYGONE

La date limite de dépôt des déclarations de revenus 2007 se rapproche. C’est le 30 mai à minuit pour la version papier. Jusqu’à cette date, la direction des impôts accueille le public au niveau -1 du centre commercial le Polygone de Montpellier.Les agents y donnent des conseils, et aident à remplir les déclarations papier. Pour les déclarations par internet, même s’il n’y a pas de poste informatique sur place, le personnel des impôts propose une simulation fiscale et donne toutes les indications pour la remplir soi-même.42bb26a0c8befe9067d6d66c9b22030b.jpg

N.G. 

21.05.2008

LES STATIONS SERVICE FERMEES DEVRAIENT ETRE REAPPROVISIONNEES

C'est toujours la panique dans les stations-service montpelliéraines. Les files d'attente s'allongent. La crainte d’une pénurie d'essence a amené de nombreux automobilistes à remplir leurs réservoirs.
Plusieurs d'entre elles, en rupture de stock ont fermé dès ce matin, mercredi 21 mai, comme à Carrefour Lattes, à Auchan Pérols, Agip Près d'Arènes, ou Total à Richter. D'autres, à Super U ou à Agip Route de Palavas, entre autres, manquaient de gazole ou d'autres carburants.La plupart des livraisons de carburant aux stations services ont été effectuées le lundi 19 mai 2008 au matin préalablement au blocage du dépôt GDH de Frontignan par les marins pêcheurs dans le cadre de leur mouvement social.

Toutefois, la Préfecture de l'Hérault annonce "la situation d’approvisionnement n’est pas critique". Pour remédier à certaines ruptures de stock, momentanées, l’approvisionnement des stations services du département est mis en place à partir de dépôts pétroliers libre d’accès comme ceux du Pontet ou de Valence. Cet approvisionnement permettra d’assurer le ravitaillement des stations services, en vue d’une situation normale.

Nicolas Guyonnet 

VERS UNE PENURIE D'ESSENCE

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Le blocus du dépôt pétrolier de Sète-Frontignan par les pêcheurs en grève  sème la panique à Montpellier et dans le département.
Hier, mardi 20, dès la fin de matinée, les stations-service montpelliéraines ont été prises d’assaut. En début de soirée c’était pire. A Carrefour Lattes plus de gazole, à Auchan Pérols plus de Super, au Super U la pénurie était « proche ». Par peur de poursuite du blocage des dépôts pétroliers les automobilistes ont anticipé une éventuelle pénurie. « Les gens sont ridicules, ils s’affolent pour rien, il y aura toujours une solution », souffle le responsable d’une station dans le quartier de la Martelle. Sa clientèle a été multipliée par quatre dès hier matin, « mais on peut tenir plusieurs jours encore. Pas de panique ». Mais il est bien l’un des seuls dans la ville. Dans les autres stations, si certains espéraient une livraison, hier soir tard ou dans la nuit d’Avignon ou de Toulouse, presque tous s’inquiètent. A Aiguelongue, « sans livraison, nous fermerons demain matin (NDLR, aujourd’hui, mercredi 21 mai), sinon, ce sera demain soir ou jeudi matin » confiait un vendeur mardi après-midi.
Chaque enseigne avait, hier, doublé voire souvent triplé son volume d’activité de la journée. Et les files d’attentes les plus longues se formaient du côté des hypermarchés, « là ou les prix sont les moins chers » souriait un automobiliste, « coincé depuis plus de 20 minutes » sur l’avenue de la Pompignane.0e1efb727cb1dd73fd333d41f2870414.jpg
Les négociations entre le ministre de l’Agriculture et les pêcheurs ont lieu cet après-midi. Une levée des blocus à l’issue de la réunion est espérée par les gérants des stations montpelliéraines qui devront fermer dès demain si aucune livraison n’est assurée.
Nicolas Guyonnet

20.05.2008

BRICE ROBIN, NOUVEAU PROCUREUR

Brice Robin, 56 ans, est le nouveau procureur de la République de Montpellier. Il a été installé hier après-midi dans ses fonctions de patron d’un parquet « dont l’équipe est motivée et disponible », dixit le procureur Georges Guttierez dans son discours de réception. Brice Robin arrive du parquet de Marseille dont il était le numéro 2 depuis 2003. Une nomination qui faisait suite à des postes à Saint-Étienne et Bourg-en-Bresse. A son actif, il a guidé les premiers pas de la Jirs (juridiction interrégionale spécialisée), lancée en 2004 et destinée à lutter contre la criminalité organisée et à traiter les grandes affaires financières de l'arc méditerranéen et la Corse. Autant dire qu’il ne s’est pas trop endormi sur le Dalloz entre affaire du cercle de jeux Concorde à Paris, proxénétisme et saisis de bateaux ou d’immeubles à de grands criminels.dd7ad6092681ce08da918536f614de86.jpg Jean-Jacques Sarciat

LE 500E NUMERO DE MONTPELLIERPLUS

Montpellierplus fête aujourd’hui, mardi 20 mai 2008, son numéro 500. L’occasion de revenir sur l’histoire du quotidien gratuit lancé en novembre 2005 par le groupe Midi Libre, et qui a très vite rencontré le succès.

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 " Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience ". Ces quelques vers de René Char pourraient résumer l’histoire, encore bien courte, de Montpellierplus. Car c’est peu dire que ce quotidien gratuit n’a pas forcément eu toutes les fées qui se sont penchées sur son berceau… Sorti le 14 novembre 2005, il a fallu deux ans pour lancer ce titre. Car c’est que celui-ci faisait paradoxalement un peu peur. Peur aux journalistes de la presse traditionnelle, qui voyaient d’un mauvais œil ce qu’ils redoutaient être une concurrence déloyale. Peur aux directeurs de journaux, qui craignaient une lutte acharnée entre "20 Minutes", "Métro" et d’autres titres, et la fuite des budgets publicitaires. Peur aussi dans une certaine mesure de la part des pouvoirs publics, inquiets de l’arrivée d’une presse que les a priori annonçaient de qualité médiocre, et dont le premier effet aurait été surtout de remplir les poubelles sur la voie publique ! Mais peut-on le leur reprocher ? Longtemps, gratuité de la presse a rimé avec médiocrité. Au lancement de Montpellierplus, l’équipe a fait le pari de mettre la barre haute, de réussir à informer de façon concise, en bousculant un peu les codes de la presse locale. En ayant un ton, et en proposant des informations qu’on ne trouvait pas forcément ailleurs. Et qui parfois ont même un peu dérangé. Aujourd’hui, Montpellierplus a atteint son âge de raison et est considéré comme un media à part entière, régulièrement cité par France Info, Mediapart, 7LTV, France Bleu etc. Et c’est à l’occasion de cet anniversaire que Montpellierplus entame une nouvelle page de son histoire avec Jean-Michel Servant, qui remplace à la rédaction en chef Didier Thomas-Radux. Avec toujours à ses côtés l’équipe d’origine, complétée par Nicolas Guyonnet (celui qui a fait la photo).
La rédaction
 

19.05.2008

DU HAUT DE SA STATUE, LOUIS XIV VOIT DES DETRITUS

Le Peyrou est la seule place royale surélevée de France et la Ville vient de consacrer plus de 400 000 euros à sa réfection. Mais le dimanche matin, il n’en offre pas moins un spectacle désolant. Et ce au grand dam des promeneurs dominicaux. « Je viens avec mon fils mais je prends soin d’éviter les abords de la statue de Louis XIV à cause des détritus et des cadavres de bouteilles », lance ce riverain de la rue d’Assas. La faute aux noctambules, souvent lecteurs de Proudhon.

« Nous sommes face à la faune qui fréquentait la place Candolle. Nous avons réussi à la chasser de là, mais elle se retrouve au Peyrou. Samedi soir, nous avons dû utiliser les lacrymos pour la faire partir. Nous avons procédé à plusieurs interpellations pour des jets de bouteilles sur les forces de l’ordre », explique-t-on au commissariat de police. Alors le matin, normal, il y a des dégâts. « Nous savons qu’il existe un gros problème au Peyrou. Je suis intervenu dernièrement auprès de la société qui nettoie les espaces verts, Onet, pour voir si on ne pourrait pas conclure un avenant au marché », explique Serge Fleurence, le premier des adjoints, chargé du dossier. Ben oui, parce qu’à Montpellier, la ville où le soleil ne se couche jamais, il n’y a pas de ramassage des ordures au Peyrou le dimanche. « Nous allons aussi voir s’il n’est pas possible de mettre en place une surveillance du Peyrou plus soutenue dès le vendredi soir. Pour l’instant on étudie tout cela avec la police municipale », poursuit Serge Fleurence.
Capet! Bientôt sous ton cheval ce sera propre.

Jean-Jacques Sarciat

IL SAUTE DU CORUM

Policiers et pompiers ont tenté de le raisonner durant plus de deux heures, sur le toit du Corum, aujourd'hui, lundi 19, en fin d’après midi. Mais aux alentours de 19h30, le jeune homme d’une vingtaine d’années, d’origine africaine, très agité selon les passants, a décidé de sauter.
Les secours avaient pourtant réussi à l’attraper une première fois, lorsque dans son saut, l’individu est tombé sur le parapet. Mais ce dernier s’est énormément débattu et il a quitté la veste par laquelle les secours le retenaient pour s’écraser sur le parking proche de l’arrêt de tramway.

 N.G.

18.05.2008

DUFOUR RELOOKE LES ESTIVALES

On chamboule tout aux Estivales de Montpellier, la manifestation qui s’installe tous les vendredis de juillet et d’août sur l’esplanade depuis trois ans. Marc Dufour, le nouvel adjoint chargé de l’édition 2008 (il succède à Gabrielle Deloncle), a décidé de faire le grand ménage. Je n’ai pas demandé un sou de plus à Hélène Mandroux. Et comme je voulais développer la manifestation, j’ai été obligé de ventiler différemment le budget, explique-t-il. Première victime collatérale, Jean-François Boyer qui n’a plus droit de cité sur l’esplanade. Le Nîmois perd son statut de monsieur Loyal. « Nous allons accentuer la promotion et l’animation. Même chose pour la sécurité. J’ai demandé à Régine Souche, l’adjointe chargée de la tranquillité publique, de mobiliser plus la police municipale », poursuit Marc Dufour.
Tout cela remis à plat, les Estivales 2008 vont connaître un nouvel élan. « D’abord nous aurons 9 manifestations. La première soirée aura lieu le 4 juillet et nous finirons en septembre lors du Congrès mondial de l’eau. Nous allons aussi proposer un véritable marché nocturne avec des potiers, des peintres, des artisans qui travaillent le verre ou le cuivre. Nous ajoutons tout cela aux bouquinistes déjà présents ». Pour la fête au sens strict, là aussi, on monte d’un cran. « Nous aurons quatre points musicaux avec de la salsa, du tango, du flamenco et du bal musette du côté du Corum ». Pour cela, Mickaël Delafosse, adjoint à la culture, est chargé de trouver des groupes locaux. « Les Estivales conserveront aussi leur aspect gastronomique avec dégustation de vin et d’huître. Mais on fera un effort vers les producteurs d’huile et de fromage. Nous allons élargir l’offre de dégustation », indique Marc Dufour. Et ce dernier espère arriver à un accord avec les commerçants de l’Écusson qui sont invités à laisser leurs boutiques ouvertes le vendredi jusqu’à 22 heures. « Il serait dommage de ne pas faire profiter les commerçants locaux d’une manifestation qui draine plus de 8 000 personnes chaque soir ». La quatrième édition des Estivales marque donc une rupture à la sauce Dufour. Jean-Jacques Sarciat

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