07.07.2008

DES TOURS EN CENTRE-VILLE

Ça travaille dur sur l’urbanisme à la mairie. Ou plutôt sur le projet du renouvellement urbain. Qu’es aco ? Il s’agit tout simplement de reconstruire sur l’existant un nouveau Montpellier qui s’achèvera en 2020. Un chantier titanesque qui aurait même découragé le Baron Haussmann.

Ainsi, après l’inauguration, jeudi, du chantier du nouvel hôtel de Ville, le maire Hélène Mandroux et son adjoint à l’urbanisme Philippe Saurel ont présenté le nouveau projet urbain de la ville.
Soit le grand dossier du Montpellier du XXIe siècle. Les chiffres donnent le tournis. Il va s’agir de recréer 30 000 à 38 000 m2 de logements, 5 000 m2 de bureaux et de 3 000 à 15 000 m2 de commerces de proximité.
La première esquisse tracée par l’agence d’architecte Dusapin-Leclecrq pose l’ambition de cette nouvelle vision de la ville.

Tout partira de l’actuelle mairie pour s’étirer le long de la voie de chemin de fer jusqu’au nouveau Saint-Roch (voire visuel du haut). Un parcours jalonné de (au moins trois) dont la plus emblématique sera celle édifiée à la place de l’actuel hôtel de ville. En effet, après le déménagement à Port Marianne en 2011, plutôt que de vendre le bâtiment, Hélène Mandroux et ses élus ont décidé de mener une réflexion pour créer un nouvel espace. Le bâtiment actuel sera détruit et remplacé par une tour de trente étages. Que les écolos se rassurent, « ce ne sera pas une tour comme à La Paillade. Nous y mettrons à l’intérieur des commerces, des bureaux, un hôtel, des habitations et pourquoi pas un jardin sur un étage complet. Cette nouvelle tour sera un lieu de vie et pas un nid à problèmes sociaux comme de nos jours. Nous ne recommencerons pas les erreurs d’il y a trente ans », précise le maire.

Un parcours piétonnier sera également repensé pour créer de la mobilité et de la tranquillité entre Antigone et la Comédie. Car dans la réflexion globale de « retrouver la Méditerranée, comme depuis 30 ans et pour 30 ans supplémentaires », le Montpellier relooké aura un centre ville agrandit et un îlot Du Guesclin réhabilité. « Tracté vers le Sud. La ville n’est pas terminée, il faut lui donner un second souffle ». « Mais quand le corps grandit, le cœur aussi doit suivre », lâche Philippe Saurel. Ce projet urbain « qualitatif » se conjuguera avec le développement durable en imaginant une ville de l’après pétrole. Cette nouvelle trame urbaine pose la nouvelle ambition, de Montpellier et devrait susciter autant de réaction que la réalisation d’Antigone.

Nicolas Guyonnet