10.06.2008

NOUVELLE PRESIDENTE A L'UNIVERSITE MONTPELLIER 2

C’est un événement. Pour la première fois de leur histoire, les trois universités de Montpellier sont dirigées par des femmes. Après Dominique Deville de Perrière (UMI) et Anne Fraïsse (UMIII), c’est Danièle Hérin qui a pris les rênes, hier, de la faculté des sciences (UMII).b0b8ff6d3cfe92d2f336f69ff24e76d9.jpg

Enseignante à Polytech’ et chercheuse au Laboratoire d’informatique, de robotique et de microélectronique (Lirmm), la remplaçante de Jean-Louis Cuq a été élue par le conseil d’administration alors que l’UMII traverse une crise sans précédent. Après plusieurs mois de rivalité entre les pro et anti-Cuq, la nouvelle présidente est donc chargée de remettre la fac de sciences « en ordre de marche », avec l’aide d’André Neveu. Une mission délicate pour cette scientifique peu communicante qui va devoir déminer pour apaiser les tensions entre les deux camps.« Danièle Hérin a toute notre confiance pour débloquer rapidement la situation, souligne un membre du conseil d’administration. Elle incarne à nos yeux un certain consensus. Nous allons travailler avec elle main dans la main pour mener à bien une politique universitaire ambitieuse ».

Poussée par le rectorat, la nomination de Danièle Hérin doit maintenant permettre aux universités montpelliéraines d’avancer à l’unisson sur le dossier Pôle campus. Hier, juste après son élection, la présidente de l’UM2 n’a pas manqué d’ailleurs d’aller saluer Christian Nique. Un recteur ravi de pouvoir (enfin) lancer le processus de fusion des trois universités.

Jean-Michel Servant

02.06.2008

UN NOUVEAU PRESIDENT A L'UMII LE 9 JUIN

Après la démission de Jean-Louis Cuq, le président de l'UM 2 (lire ici) le recteur a décidé de ne pas nommer d'administrateur provisoire et d'organiser des élections. « La gestion des affaires courantes est confiée à la Secrétaire générale de l'université. Le conseil d'administration sera réuni le lundi 9 juin à 9h30 pour élire le nouveau Président », explique Christian Nique.
De son côté, l’UNEF voit rouge. Le syndicat étudiant « condamne la guerre de pouvoir qui a eu lieu lors du conseil d’administration de l’UM2 du 29 mai. Le conseil d’administration n’est donc pas constitué ce qui va entraîner de nombreux retards sur les dossiers en cours tels que le calendrier universitaire pour l’année 2008-2009, la mise en place du plan réussite en licence et l’accueil des nouveaux étudiants ».

30.05.2008

LE PRESIDENT CUQ DEMISSIONNE DE L'UMII

C’est la crise ouverte à l’université Montpellier II. Et cela fait plutôt mauvais genre, alors que Montpellier vient d’être sélectionné pour entrer dans le top six des sites de l’opération Campus (voir plus haut). Jean-Louis Cuq, président de l’UMII depuis novembre 2006, a démissionné hier soir de son poste. Le recteur doit nommer un administrateur provisoire, sans doute ce matin. La décision de Jean-Louis Cuq a été prise après la réunion du conseil d’administration qui s’est tenue afin de voter au sujet de la liste des personnalités extérieures qui doivent siéger au CA. C’était la seconde fois que le président de l’UMII proposait une liste au CA. Déjà, il y a quelques jours, les élus n’avaient pas validé la première mouture. Et hier, le scénario s’est une nouvelle fois joué. La liste, proposée par Jean-Louis Cuq, n'a pas été adoptée avec onze voix contre, dix pour et une abstention. Le conseil d'administration n'était donc pas constitué. Pour Jean-Louis Cuq, ce nouvel échec a été le désaveu de trop. Dans la soirée le recteur a réagi : « Je vais désormais appliquer la loi, dans la sérénité, et nommer un administrateur provisoire. Il sera chargé d'organiser l'élection du nouveau président ».
Interrogé sur les éventuelles conséquences de cette crise pour la réalisation du projet de l’Opération campus, le recteur Christian Nique a répondu qu’ « il ne doute pas que le futur président ne remettra pas en cause ni ce projet, ni celui de la fusion envisagée ». Le successeur à Jean-Louis Cuq sera désigné parmi l’équipe du président démissionnaire ou parmi la liste d'opposition. Jean-Louis Cuq comptait demander, après la validation de la liste des personnalités extérieures, sa confirmation à la tête de l'université. André Neveu soutenu par le SNCS-FSU est pressenti pour le remplacer.

J.-J. S.

26.05.2008

LE PRESIDENT DE LA FAC DE SCIENCES FACE A SON CONSEIL D'ADMINISTRATION

Bis repetita pour Jean-Louis Cuq. Après avoir échoué il y a deux semaines, le président de l’UM2 revient devant son conseil d’administration, jeudi, pour lui soumettre une nouvelle liste de dix personnalités destinée à compléter le CA. Méfiants, les représentants de la fac de sciences sont déterminés à « ne pas se laisser imposer n’importe qui » et attendent une liste plus « consensuelle » que la précédente. Ils ont ainsi proposé certains noms, comme le professeur Albert Fert, impliqué dans la défense du CNRS. Le président Cuq tiendra-t-il compte de ces propositions ? Rien n’est sûr. En cas de nouveau refus du CA, deux scénarios sont envisagés : soit le conseil accepte que Jean-Louis Cuq retente sa chance une troisième (et dernière) fois. Soit il démissionne. Un départ qui entraînerait la mise sous tutelle de la fac par un administrateur provisoire.