26.06.2008

LES RAISINS DE LA COLERE !

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Douze mille personnes, selon les organisateurs, 4 500 selon la police, ont manifesté mercredi à Montpellier pour « exprimer la colère » des viticulteurs du Languedoc-Roussillon confrontés à une grave crise et réclamer des aides d'urgence du gouvernement.

Des viticulteurs de quatre départements de la région - Aude, Pyrénées-Orientales, Gard et Hérault étaient présents. Ils étaient accompagnés pour certains de leurs familles ou d'élus, comme le président DVG de la Région Georges Frêche ou de l'ancien candidat à l'élection présidentielle, Gérard Schivardi, maire de Mailhac, près de Narbonne (Aude).

c1fb9446409ca53f41549c656b2c6021.jpgDrapeaux de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles ou des Jeunes agriculteurs au vent, les manifestants ont ponctué leur marche d'explosions de pétards ou de longues cannes à feu remplies de soufre. Cette manifestation intervenait trois semaines après celles de Nîmes et Carcassonne, qui, déplorent les viticulteurs, « n'ont rien donné ».

A l'issue du défilé, des incidents ont éclaté entre un groupe de viticulteurs et les force de l'ordre. Des manifestants
ont lancé des cailloux sur les CRS qui ont répliqué avec des grenades lacrymogènes. Deux personnes ont été interpellées dont le président des Jeunes Agriculteurs du Gard Xavier Fabre et un viticulteur de l'Aude puis ont été remis en liberté un peu plus tard, selon une source policière.2b5a4549fbca57d55ecf23e5b8387108.jpg

Vers 21 heures, après quelques feux de poubelles et un platane abattu dans le centre-ville, le calme est revenu
après le départ des derniers manifestants. Cibles de la colère des viticulteurs, les charges qui « nous asphyxient,
nous étranglent », avait déclaré Xavier Fabre, avant son interpellation. Il avait évoqué le gazole qui ne cesse de grimper, les produits phytosanitaires qui suivent la même courbe.
Quant à la retraite, « pourquoi cotiser si demain nous ne sommes plus là ? Pas de revenus, pas de cotisations ! », avait-il lancé, sous un tonnerre d'applaudissements. « Je suis fier parce que nous faisons le plus beau métier du monde mais j'ai honte car le métier ne nourrit plus nos familles », avait conclu M. Fabre.

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Photos Nicolas Guyonnet

16.06.2008

MONTPELLIER EPARGNEE PAR LES ROUTIERS

Si les blocus et les opérations escargots ralentissent une partie des automobilistes français ce lundi dans les grandes villes du pays, Montpellier est l'une des grandes métropoles à être épargnée. A part un rassemblement d'une trentaine de camions (syndicats UNOSTRA et FNTR) sur le parking du Zénith de Montpellier ce matin, aucun mouvement n'a perturbé la circulation. Seul le péage du Perthus à la frontière entre l'Espagne et la France est paralysé.65edd6daf10e2173bee36b20a806a149.jpg

 

 

 

 

 

 

10.06.2008

REPETITION DES SYNDICATS POUR LE 17 JUIN

Près 200 agents des impôts venus de toute la région, une cinquantaine du secteur de la santé, quelques-uns de l’éducation, du CNRS, des douanes et de Météo France : la manifestation de la fonction publique sur la place de la Comédie a rassemblé ce mardi après-midi environ 400 personnes.
Les retraites et les suppressions de poste étaient au centre des revendications. Avant de partir vers la préfecture, les grévistes de Météo France ont largué dans le ciel un ballon géant rempli d’hélium, symboliquement avec des petits mots pour le gouvernement.
Les syndicats avançaient en début d’après midi des taux de grévistes de près de 55 % aux impôts et de 40 à 60 % dans les hôpitaux montpelliérains.
Un galop d’essai avant la mobilisation du 17 juin.

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Photo Nicolas Guyonnet 

27.05.2008

LES PECHEURS ONT VIDE LES HYPERS

Difficile de trouver des poissons sur les étals des hypermarchés montpelliérains, hier en fin de journée. Et ça risque de durer. La grogne des pêcheurs persiste. Les marins sétois ont étendus, hier, lundi 26 mai, leurs actions à Montpellier après des opérations coup de poing à Sète, dans des supermarchés en matinée. Dans l’après-midi, ils ont rejoint la barrière de péage de St Jean de Védas en opération escargot à 50 km/h. Ils y ont organisé une session "péage gratuit" pendant une quinzaine de minutes. Ensuite la soixantaine de manifestants a visité trois hypermarchés montpelliérains. Ils y ont fait retirer les poissons des étals. « Ne les remettez pas demain (NDLR, aujourd’hui) sinon, nous reviendrons. Et ça se passera moins bien. Nous les enlèverons nous-même et nous les distribuerons gratuitement aux clients. Il y aura des fumigènes » avertissaient les pécheurs en colère à chacun de leur passage. Si le retrait de la marchandise s’est passé dans le calme et avec la compréhension des responsables de rayons à Carrefour et à Auchan, c’était plus tendu du côté de l’hypermarché Metro, réservé aux professionnels. La marchandise a été retirée après demande des pêcheurs. Mais ces derniers n’ont pas apprécié la qualité des poissons mis à la vente. « Nous avons honte de notre profession quand nous voyons ce qui est vendu au client. Nous respectons des tas de normes et de procédures sanitaires et au final on trouve un poisson "pourri" qui date de plus d’une semaine. Même un chat n’en voudrait pas », s’indignaient des responsables du mouvement. Et les manifestants de découvrir, bien camouflés sous la glace, des poissons pas très frais, parfois éventrés ou abîmés. Si les blocus s’intensifient dans d’autres ports, les pêcheurs sétois décideront de la suite du mouvement ce matin, mardi 27 mai, en fin de matinée. Mais ils surveilleront les étals des hypermarchés. Avec peut-être des distributions de poissons.
Nicolas Guyonnet

23.05.2008

LES TAXIS AUSSI VONT MANIFESTER

Pourquoi eux et pas nous ? Dans la profession des chauffeurs de taxis, la mobilisation des marins pêcheurs de ces derniers jours contre la hausse des prix du gazole a donné des idées.
« Depuis ce matin (NDLR, hier, jeudi 22) les syndicats et les fédérations professionnelles s’organisent pour un mouvement unitaire » annonce Marie-Thérèse Vidal, chauffeur de taxi sur Montpellier et Lunel et présidente de la section héraultaise de la fédération nationale des taxis indépendants.
Et de poursuivre : « Nous aussi nous avons droit à une réduction du prix du carburant. D’autant que la détaxe de 2 200 euros équivalente à 5 000 litres de carburant dont nous bénéficions jusqu’en 2007 nous a été supprimée.
Nous sommes en train de mourir, avec la suppression des aides et la hausse des tarifs des courses de 3,5 % qui rend les coûts encore plus onéreux pour les clients de plus en plus réticents à ce mode de transport », regrette-t-on chez les chauffeurs de taxis indépendants.
Les organisations syndicales s’agitent donc et une manifestation est déjà d’actualité pour les prochains jours « à la fin du mois de mai ou pour début juin. Et nous saurons nous faire entendre avec un blocus assez important » promettent les chauffeurs en colère.
L’union professionnelle artisanale de l’Hérault et la fédération des transports routiers réclament également des mesures de soutien par rapport à la flambée des prix des carburants, tout en menaçant de grèves et de blocages.
N.G.

22.05.2008

PLUS DE 6000 MANIFESTANTS DANS LA RUE

" Les retraites, elles sont à nous, on s’est battu pour les gagner on se battra pour les garder…"
Les slogans n’ont pas changé. Toujours les mêmes depuis plusieurs mois. En revanche, la colère s’amplifie. La mobilisation s’intensifie pour la défense des retraites.
Plus de 9000 manifestants (selon les syndicats, 6000 selon la police) ont défilé, ce jeudi après-midi, sur le boulevard du jeu de Paume et sur la place de la Comédie à Montpellier. La SNCF, la Tam, EDF-GDF, IBM, chercheurs, hôpitaux, privé et public, tous les secteurs d’activité étaient représentés.
Ils protestaient contre l’allongement de la durée des retraites dans le cadre du mouvement de grève national. Un seul objectif pour tous les syndicats réunis: « conduire le gouvernement à revoir son projet de réforme des retraites », expliquent des manifestants.
Dans les rangs plutôt bien garnis, des responsables syndicaux et des élus communistes (Michel Passet, François Liberti…) agitaient les drapeaux.
Une répétition pour les enseignants et les étudiants qui manifesteront samedi après-midi contre les suppressions de postes dans l’Education Nationale.

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Nicolas Guyonnet

15.05.2008

4000 MANIFESTANTS DANS LES RUES DE MONTPELLIER

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Un peu plus de 4000 personnes ont manifesté ce jeudi après-midi dans les rues de Montpellier. Dans le cadre de la journée nationale de grève dans la fonction publique, lycéens, chercheurs, enseignants, personnel des impôts et autres  agents hospitaliers ont agité les drapeaux et protesté contre le gouvernement. Lutte contre la suppression de postes dans l’éducation, refus de la durée de cotisation pour les retraites, démantèlement du service public étaient les principales revendications. Près de 500 lycéens ont pris la tête du cortège. Derrière, chaque secteur d’activité, regroupé, suivait. Comme sur le plan national, les syndicalistes montpelliérains ont jugé la mobilisation plutôt moyenne.
Nicolas Guyonnet

PAS DE SERVICE MINIMUM ET MANIFESTATION A 14H30

Aujourd’hui, jeudi 14 mai, une quarantaine d’écoles primaires et élémentaires, et cinq haltes garderies sont fermées. A Montpellier, la municipalité ne s’est pas pliée à l’obligation de service minimum. Les principales fédérations syndicales de la fonction publique ont appelé à la grève. Aucune prévision n’a été avancée. Les établissements d’enseignement public seront les plus perturbés par le mouvement.
Les organisations syndicales appellent à faire de ce rendez-vous une étape massive et unitaire de la mobilisation notamment en participant à la grève et à la manifestation qui partira dès 14h30 du Peyrou pour un tour dans la ville via le boulevard du Jeu de Paume, la gare et la Comédie.