10.06.2008
LE LICENCIEMENT DE LA TRANSEXUELLE EST DISCRIMINATOIRE
C’est une décision qui va faire des vagues et très certainement jurisprudence. C’est une première en France. Ce lundi après-midi, le conseil des Prud’hommes de Montpellier a considéré le licenciement de Clarisse par son employeur Kaliop pour cause de transexualisme, abusif et discriminatoire.
Clarisse, c’était Baptiste, marié et père de deux enfants. Il était depuis 2005 directeur administratif et financier dans une entreprise multimédia spécialisée dans la création de sites sur internet. Quand il a décidé d’annoncer, en septembre 2006, sa volonté de changer de sexe, il a été licencié.
Hier, les juges des Prud’hommes ont donné raison à Clarisse, fortement appuyé(e) par la Halde. « C’est une excellente décision car la discrimination est reconnue. C’est la conversion sexuelle qui avait motivée le licenciement et qui a été sanctionnée par les juges », se félicitent son avocate et Hussein Burgi du Collectif de lutte contre l’homophobie.
De son côté, Clarisse lâche : « C’est une conclusion normale à un processus qui n’aurait jamais du débuter ».
Outre la nullité du licenciement, Kaliop, qui va faire appel, est condamné à verser 25 000 euros de dommages et intérêts à Clarisse. La page Baptiste peut enfin se tourner.
Nicolas Guyonnet

09:30 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : clarisse, transexuel, la halde, homophobie, prud'hommes, tribunal, premiere
